Rencontres

Grâce à la diffusion du livre « L’histoire des Keroulas » et plus encore par l’accès facile au site Internet ‘keroulas.bzh’, de nombreuses personnes nous ont contactés. Elles nous ont raconté leurs liens avec notre famille et bien souvent nous les avons rencontrées. Nos échanges ont toujours été intéressants et enrichissants et parfois très savoureux.

Voici quelques exemples de ces rencontres parmi les plus inattendues et les plus originales.

Les Jaffrez du XVIe siècle.

En mars 2023, Perig Jaffrès de Nantes nous écrit sur la boite ’Contacts’ du site internet :

Bonjour , je prends contact avec vous car , sauf erreur , je suis un descendant de Françoise de Keroulas qui a épousé Hamon Jaffrez ( 1555-1634 ) à Plouvien avant 1593. Ce dernier est inhumé à la chapelle Saint Jaoua à Plouvien mais je ne m’explique pas pour le moment ce mariage qui semble insolite entre une demoiselle noble et un roturier , même s’il avait peut-être une position sociale confortable. Peut-être avez-vous une explication , car quand je regarde les arbres généalogiques des Keroulas et des Kermellec , cela semble une exception. En tout cas bravo pour votre travail de recherche , je suis bien tenté de me procurer le livre sur la famille. Cordialement.

 

La chapelle Saint-Jaoua à Plouvien, entre Brélès et Lesneven.

Après vérification, page 43 du livre, il s’avère que Hamon Jaffrez a épousé, Françoise de Keroulas, fille de Tanguy de Keroulas et petite-fille de Hervé III de Keroulas décédé mystérieusement à La Rochelle en 1514, laissant 4 orphelins en bas âge. L’étonnement de Perig Jaffrès peut se comprendre car Hervé III de Keroulas était à sa mort un des seigneurs les plus puissants et les plus riches du Léon au point que son petit-fils François poursuivit des études à l’Université de Paris ! Mais les mariages entre nobles et roturiers, souvent appelés mésalliances, n’étaient pas si rares mêmes s’ils étaient souvent mal jugés, et donc dissimulés par les seigneurs.

Un an et demi plus tard, une personne me téléphone :

Je suis madame K., j’habite Beg-Meil, à Fouesnant et je suis la sœur de Perig Jaffrès. J’aimerais savoir s’il est encore possible d’acheter des livres sur les Keroulas. J’en voudrais 3 et je passerai les prendre chez vous à Quimper.

Ce qu’elle fit quelques jours plus tard.

Ces achats nous étonnent un peu car seul le premier quart des 256 pages du livre est susceptible de les concerner. La descendance de Françoise de Keroulas et de Simon Jaffrez n’a pas été développée dans notre livre comme toutes celles qui ne portent plus le patronyme Keroulas, jusqu’au XVIIIe siècle.

 

Je descends d’Adelice de Keroulas.

En septembre 2023, nous recevons un appel téléphonique de François Jézéquel de Vannes qui nous dit d’un ton assuré :

Je suis le descendant d’Adelice de Keroulas qui épouse au XIIIe siècle Valentin de Penancoët. Elle est, comme vous le savez, une ancêtre de Diana Spencer (Lady Di), l’épouse décédée du roi Charles III d’Angleterre*. J’ai établi une généalogie complète de ma famille qui remonte à Adelice et Valentin. Je me ferais un plaisir de vous l’adresser par Internet.

Quelques jours plus tard, nous recevons une généalogie détaillée de 649 personnes qui s’étend sur 17 pages ! Nous sommes impatients de vérifier cette généalogie car la nôtre (sur les 2 premières générations) ne serait pas totalement fiable. Petite déception : Adelice figure bien en génération 20 (référence : 739 459 -) mais sa généalogie est la même que la nôtre, issue des mêmes sources. Détail ci-après.

ascendants de bénoni célestin jézéquel

Nous rencontrons François Jézéquel à Quiberon au début du mois d’octobre 2023, par une belle journée d’automne. Nous déjeunons en terrasse et la conversation fut des plus intéressantes. Nous apprenons qu’il est à la retraite et qu’il fut professeur au collège de Quiberon. Un homme cultivé et original féru d’histoire et de généalogie.

* Une des descendantes d’Adelice de Keroulas fut la maîtresse du roi d’Angleterre. Il s’appelait Charles II d’Angleterre (1630-1685) et ils eurent un fils illégitime en 1672 : Charles Lennox 1er (voir pages 16 à 21 du livre), un des ancêtres de Lady Di, 10 générations plus tard !

Louise Renée de Penancoët de Keroual, descendante d’Adelice de Keroual.

Charles Lennox 1er (1672-1723), fils de Louise Penancoët de Keroual et de Charles II, roi d’Angleterre.

 

Diana Spencer – Lady Di (1961-1977), descendante de Charles Lennox et de Louise Renée de Penancoët de Keroual.

 

Le château de Trohanet à Langolen.

En juin dernier, nous décidons, mon épouse et moi, de participer à la journée ‘portes ouvertes’ au château de Trohanet à Langolen. Il fait très beau et le domaine est splendide : très vert avec les taches de couleur des fleurs de saison mais aussi le bleu limpide du grand étang en contrebas du château. En fait, le château, classé monument historique, se trouve au-delà de l’étang et du cours d’eau, donc sur le territoire de la commune de Briec, mais on y accède uniquement par l’entrée située à Langolen.

 

Vue du château de Trohanet dans son écrin de verdure, avec le lac au premier plan.

De grandes tables et des chaises sont installées sur la terrasse sud du château. De nombreuses personnes feuillettent des classeurs de photos, surtout des photos de mariage prises dans le parc du château. Un classeur attire notre attention : celui consacré à l’histoire du château et du domaine. Tout à coup mon épouse s’exclame : « Le blason de Trohanet est le même que celui des Keroulas ! ». Le temps de vérifier que les 6 fasces (bandes horizontales) blanc et azur sont bien disposées de manière identique.

Ceci signifie que naguère Trohanet et Keroulas ont eu des ancêtres nobles communs. Nous décidons d’offrir un exemplaire du livre au maître des lieux : Baudouin de Pimodan.

Le lendemain, il nous adresse ce petit mot :

Cher Monsieur, merci de ce beau livre sur les Keroulas . Et surtout un grand bravo pour ce minutieux travail de recherche généalogique . Nous sommes donc cousins (assez éloignés quand même 😋) puisque je descends de Mauricette la sœur de Louise de Keroualle. Les coïncidences de l’histoire font que Trohanet a été achetée en 1851 aux Kerstrat qui eux-mêmes l’avaient acheté en 1696 à Marie de Ploeuc , l’épouse de Guillaume de Penancoet de Keroualle , la mère de Louise et de Mauricette. Ce sont d’ailleurs les armes des Penancoet de Keroualle qui figurent en haut de l’escalier de Trohanet. Je crois que les Keroualle ont acquis Trohanet vers 1626.

Bien à vous

Baudoin de Pimodan 

Dans la généalogie des descendants d’Adelice de Keroual (page 21 du livre), figure bien Louise Renée de Penancoët de Keroual ( graphie légèrement différente), fille de Guillaume et de Marie de Ploeuc, maîtresse du Roi d’Angleterre et ancêtre de Lady Di.


Je suis certain que nous avons, dans notre voisinage, d’autres cousins très lointains, que nous ignorons mais que nous croisons ou fréquentons. Certains signes comme les blasons permettent de les reconnaître.

 

Le Styvel à Locronan

Fin juillet 2025, un internaute nous envoie un petit mot sur la messagerie de ‘Keroulas.bzh’ :

Bonjour.

Je souhaiterais acquérir votre livre sur la famille de Keroulas. Ma femme Anne Marie Lavanan, hélas décédée il y a 4 mois était une petite fille Billon, et née à Locronan en 1948. Merci de votre retour. Michel Oddou   

Il recherche aussi un blason de bonne qualité des Keroulas pour le fascicule qu’il élabore à l’intention des membres de sa famille. Nous lui faisons parvenir l’original du blason spécialement dessiné pour ‘L’histoire des Keroulas’. Il nous annonce son intention d’acquérir plusieurs exemplaires de notre livre à l’attention des membres de sa famille. Un rendez-vous est fixé vers la mi-août au Styvel à Locronan chez sa cousine madame Le Vourc’h.

La carte de la Grande Troménie de Locronan où on distingue le village du Styvel, au nord du bourg. 

Nous avons le plaisir d’y rencontrer Michel Oddou, un homme affable et distingué, ingénieur à la retraite, originaire de la région grenobloise : Le patronyme Oddou qui nous semble ésotérique est très commun dans la région de Gap (Hautes-Alpes). Nous sommes très loin de La Bretagne et de Locronan. Il nous explique qu’il a rencontré sa femme, descendante des Keroulas, à l’aéroport de Pluguffan où elle travaillait parce que son vol pour Paris était retardé !

Madame Le Vourc’h est revenue récemment dans sa maison natale du Styvel à Locronan, après avoir vécu non loin à Quéménéven mais aussi à Versailles. Elle nous assure :

‘J’avais bien entendu parler de ce livre sur la famille mais je ne savais pas où je pouvais l’acheter’.

Nous lui disons qu’il était en vente pendant 3 ans à la Librairie Celtique sur la place de l’Eglise à Locronan, à moins d’un kilomètre de Styvel. Elle s’en étonne et ajoute :

‘J’aurai dû interroger Jacques Pré, le libraire, que je connais très bien’.

Grâce à Michel Oddou, Tourangeau originaire de Gap, son cousin germain par alliance, elle a enfin pu acquérir ‘L’Histoire des Keroulas’ qui ne manquera pas de la passionner.

Une fois de plus, nous vérifions que le bouche à oreilles est indispensable à la découverte et la diffusion de notre livre familial. De nombreux pans, parfois proches, de notre généalogie ignorent encore l’existence de ce livre qui peut les intéresser au plus haut point.

L’exemple suivant en est une spectaculaire et merveilleuse illustration.

 

Porsmellec à Quimper

 

Par son mariage en 1831 avec Jeanne Renée Le Bescond, Jacques Mathurin de Keroulas (1808-1870), petit-fils de Ronan Mathurin de Keroulas, le patriarche de la famille, acquiert la ferme des parents de son épouse à Porsmellec, non du manoir des Indes, sur le territoire de Penhars, aujourd’hui intégrée à Quimper. Leur nombreuse descendance fait souche dans le proche environnement à Kerfeunteun, Kerlann Vras, Ergué Armel … sous les patronymes : Le Corre, Quinquis, Bourhis, Moalic entre autres.

A Poullan-sur-Mer, près de Douarnenez, Marie Françoise Le Brun, ma cousine germaine, rencontre Catherine Le Meur, une charmante dame qui lui dit : ‘Je suis venue à l’enterrement de mon parrain ; j’habite Quimper, mais je suis née au Juch ; mon nom de jeune fille est Quiniou’. Ma cousine lui répond : ‘J’habite Poullan mais ma famille maternelle est aussi originaire du Juch. Peut-être avons-nous des parents communs !’

Quelques phrases plus tard, elles apprennent que toutes deux sont des descendantes des Keroulas et que Catherine est originaire de Kerarneuf, une ferme toute proche du manoir familial de Tal ar Roz au Juch ! Catherine apprend qu’un livre sur les Keroulas est paru il y a bientôt 3 ans, ce qui l’intéresse beaucoup.

Personne de la branche des Keroulas, dont elle est issue, n’aurait eu connaissance du livre, même pas une famille habitant le Juch ! Craignant que le livre ne soit épuisé, elle s’empresse de contacter ses cousins, enfants de cousins … qui lui passent commande de près de 20 livres que nous lui livrons à domicile … à Porsmellec, Penhars, Quimper, l’adresse de notre ancêtre Jacques Mathurin de Keroulas, ce qu’elle ignorait.

En fait, Catherine et son mari ont acheté la ferme de Porsmellec il y a quelques dizaines d’années sans savoir qu’elle avait appartenu à un de ses ancêtres. La ferme et ses vieux bâtiments a été revendue mais Catherine s’est fait construire une belle maison sur le flanc de la colline.

Lors de notre première visite à Porsmellec, Catherine nous montre de nombreux documents familiaux et des centaines de photos, certaines datant de près d’un siècle. Malheureusement, il nous est difficile de reconnaître les personnes qui y figurent car elles ne sont pas désignées au verso des photos. Mais le joyau de ses objets familiaux est la robe de mariée de son arrière-grand-mère : Catherine Cabon. Une si belle robe que nous avions décidé de la présenter dans le livre en page 185 !

Il est à peine croyable que cette robe soit en si bon état plus d’un siècle après avoir été portée.

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